Le Progrès : Lutte ouvrière : « La crise n'est pas une fatalité »
Travailleurs, chômeurs retraités : c'est à « toutes les victimes de la crise » que Lutte Ouvrière s'adresse dans le cadre de sa campagne pour les élections régionales.
Conduite par Michel Treppo, ouvrier dans l'automobile, la liste soutenue par Arlette Laguiller s'appuie sur des militants désireux de convaincre les travailleurs que la crise « n'est pas une fatalité » et que surtout « ils n'en sont pas les responsables ».
« Les capitalistes mènent une vraie guerre contre la classe populaire pour la faire payer » s'insurge Dominique Revoy, tête de liste dans le Jura. Pour l'enseignante retraitée en effet, « collectivement, les travailleurs ont les moyens d'imposer leur politique. » En « mettant le nez dans les comptes des entreprises » en particulier. Car « les licenciements ne sont jamais justifiés » autrement que par un désir irrépressible de dégager toujours plus de bénéfices. Il convient donc insiste-t-elle de les interdire. « Et de partager le travail entre tous ».
Pour Lutte Ouvrière c'est indéniable, « la classe ouvière peut inverser le rapport de force ». Et s'élever contre la spéculation une nouvelle fois nourrie par l'Etat via ses soutiens financiers. « Le gouvernement fait les poches de la population pour renflouer les banquiers » s'indigne Dominique Revoy. Le parti d'extrême gauche entend donc à l'occasion de ce scrutin « permettre à la fraction de gens qui sont en colère et qui ne sont pas dupes » de l'exprimer par leur vote.
K.J.