La Voix du Nord : Les candidats Lutte Ouvrière du Versant nord-est veulent être « l'expression de la révolte du monde du travail »
Quatre candidats Lutte ouvrière sur les onze (dont Pierre langlet 3ede liste) figurant sur la liste Nord.
ÉLECTIONS RÉGIONALES
Partant du principe que l'union fait la force, quatre candidats Lutte Ouvrière sur les onze du versant Nord-Est se sont regroupés à Roubaix pour se présenter, et ils entendent bien rallier à leur cause des travailleurs de plus en plus « écoeurés ».
Pour les candidats LO, il n'y a pas de fatalité à l'abstention et il y a aussi urgence à se mobiliser. Réunis mardi après-midi au second étage du café Le Broutteux, les candidats LO ne sont pas venus les mains vides. Dans leur musette, le matériel de campagne, dont deux affiches donnant le ton et le slogan de celle-ci. Sur la première : « Pour faire entendre la colère du monde du travail, votez Lutte Ouvrière. » Sur l'autre : « Pas d'accord pour payer la crise à la place des patrons et des banquiers qui l'ont provoqué. Dites-le en votant Lutte Ouvrière. » Simple et efficace. Parfait résumé de la pensée des candidats originaires de Orchies, Roubaix, Tourcoing et Wattrelos, salarié Toyota (tête de liste Eric Pecqueur), professeur (Pierre Langlet 3e de liste) ou salariés au Conseil régional, à la Redoute ou dans le milieu médical. « Notre liste est représentative de ceux à qui on s'adresse, les travailleurs au chômage, ou en activité qui ont encore un travail mais qui ont peur de le perdre ou qui ont du mal à en supporter les cadences. Mais aussi les fins de droit, les Restos du Coeur, les petits retraités, car aujourd'hui, tout le monde est entré dans la précarité. On ne forme plus qu'une seule classe ouvrière, une seule classe sociale et on est persuadé qu'elle s'exprimera dans des luttes. Les élections doivent servir à faire entendre la colère du monde du travail ! », explique Pierre Langlet.
Pour le moment, Lutte Ouvrière n'a aucun élu à la Région. Les candidats comptent donc sur les travailleurs pour leur offrir une représentativité nécessaire pour défendre leurs droits. « On veut des représentants, poursuit Pierre Lenglet, même si on n'a aucune illusion sur le pouvoir de la Région, impuissante face aux banquiers, à la grande distribution (1 700 licenciements chez Carrefour), aux groupes Total, Pinault, Mulliez, des milliardaires bien cossus » doués pour masquer leurs profit grâce à des montages financiers complexes, au détriment du travailleur et de l'usager. Lutte Ouvrière a trois axes de campagne pour convaincre de les aider à « rendre les coups aux patrons... » Ils veulent « interdire les licenciements car le chômage fait un carnage, répartir le travail sans baisse de salaire car on supprime de l'emploi sans ce que cela soit lié à l'activité. Et demander le contrôle des comptes des grandes entreprises qui ont reçu de l'argent de l'État pour continuer à spéculer. Pour aider les banquiers, l'État supprime des professeurs, baisse le salaire des fonctionnaires. Les gens sont écoeurés, n'ont pas envie d'aller voter et cherchent à survivre, comme cette retraitée Phildar, 830 euros de retraite,qui fait les poubelles d'ED pour manger.
« Conscients qu'il sont « le reflet du monde du travail », ils veulent ajouter à cette image, leur voix dans l'hémicycle régional.
BRIGITTE LEMERY