Vosges Matin : Quand Lutte Ouvrière entre en campagne
« On a travaillé toute notre vie et on ne peut rien faire. Les banques nous assomment ! » commente cette passante.
Ils ont mis dix minutes à s'installer et ils ont aussitôt conquis le centre-ville : eux, ce sont les militants de Lutte Ouvrière. Une douzaine tout au plus, chargés de distribuer à la fois tracts aux couleurs du parti et bonne parole. La crise, le gouvernement et la défense du travailleur, autant de thèmes chers au parti sont abordés avec les passants, harangués d'un «Lutte ouvrière, le parti d'Arlette Laguiller !», reléguant au second rang le nom de la nouvelle porte-parole, Nathalie Arthaud.
Dans les paroles des déodatiens, une plainte commune : le pouvoir d'achat. Et, dans la foulée, les retraites, les banques, le chômage, Nicolas Sarkozy, les entreprises du CAC40, la Grèce, le Portugal... «Comment faire pour changer tout ça ?» se demande une passante, cabas à la main. Pour Lutte Ouvrière, le bulletin de vote n'est pas une arme suffisante. Leur solution : l'explosion sociale. Pour ne pas dire «révolution». La grand-mère semble préférer l'urne et l'isoloir, emportant malgré tout le tract avec elle.