L'Est républicain :  Question à Julien Dichant : "ce n'est pas aux travailleurs de payer les conséquences ce la crise"

Une vingtaine de militants du parti « Lutte Ouvrière » étaient présents hier à Verdun, sur le quai de Londres et en centre-ville, pour aller à la rencontre de la population.

Quel est l'objectif de ces déplacements que vous appelez la « caravane d'été » ?

Les militants de Lutte Ouvrière profitent de leurs congés pour venir discuter avec les gens, sur ce qu'ils vivent aujourd'hui, et en particulier de la situation politique et sociale. Nous faisons un parcours dans plusieurs villes de France. Après Verdun, nous prendrons la direction de Bar-le-Duc, puis Vitry-le-François, Chaumont et Saint-Dizier.

Quel est le message que vous voulez faire passer ?

Ce que l'on tient à faire entendre en priorité, c'est que ce n'est pas aux classes populaires et aux travailleurs de payer les conséquences de la crise et de la dette, car elles n'en sont pas responsables. Les gens n'acceptent pas aujourd'hui que l'argent aille aux banques et aux spéculateurs, et pas au service public. J'ai d'ailleurs vu à Verdun une infirmière de l'hôpital qui m'expliquait qu'ils manquaient de personnel.

Justement, plus généralement, comment ressentez-vous le message que vous fait passer la population ?

On sent une colère qui monte. Les travailleurs ont les moyens d'imposer d'autres choix, il faut qu'ils utilisent cette puissance. On a confiance dans le fait de retrouver une combativité collective. Le tout est de savoir quels objectifs atteindre. Mettre en place, par exemple, l'échelle mobile des salaires, de façon à ce que, quand les prix augmentent, les salaires aussi ; mais également interdire les licenciements, et partager davantage le travail. Les patrons veulent augmenter la productivité, des gens se détruisent la santé au travail, alors que, paradoxe insupportable, en France, il y a trois millions de personnes qui ne demandent qu'à travailler.

Propos recueillis par Léa BOSCHIERO


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