La Voix du Nord : Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle, a rendu visite aux Dunkerquois
Candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle, Nathalie Arthaud a réuni, jeudi, aux Glacis, une centaine de militants.
| POLITIQUE |
« La seule issue : la révolte sociale. » Plus que jamais, Lutte ouvrière (LO) est convaincue que « le grand soir » n'est plus loin. Candidate de LO à la présidentielle, Nathalie Arthaud était en visite dans le Dunkerquois, jeudi.
Devant une bonne centaine de militants, réunis à la salle polyvalente des Glacis, elle analyse la crise économique comme celle « d'une économie capitaliste, irrationnelle et absurde, que personne ne maîtrise car aucune solution n'est proposée : ça juge tout un système et ça nous conforte dans nos engagements de communistes révolutionnaires ».
Cette économie capitaliste, Nathalie Arthaud s'y est frottée jeudi, lors de sa halte dunkerquoise. Pointés du doigt par celle qui a la lourde tâche de succéder à la célèbre Arlette Laguiller : ArcelorMittal et Total. « Ils cumulent un certain nombre de méfaits. Ce sont des symboles du capitalisme dans leur nocivité, de ces grands groupes qui n'en ont jamais assez dans leur quête de profits et qui mettent les travailleurs à la porte. Ce sont des fabricants de chômeurs ! » Alors, face à la résignation qui peut gagner les rangs des travailleurs, Nathalie Arthaud entend incarner l'espoir. « On voit bien dans les entreprises qu'on prend plus de coups qu'on est capable d'en prendre... Il faudra réorganiser l'économie sur des bases communistes. Le minimum serait d'interdire aux grands groupes de licencier. Je veux dire aux travailleurs qui font face à la dictature de ces grands groupes qu'on peut agir collectivement. Il faudrait que la peur change de camp, que l'argent qui est dans la spéculation revienne dans les hausses de salaire et des embauches. Il ne faut pas avoir peur de rendre les coups car ce qui se passe en Grèce aujourd'hui, c'est ce qui nous attend demain. » Alors, « le grand soir », c'est pour 2012 ? « On compare souvent cette crise à celles des années 30, je rappelle qu'il a fallu attendre 4, 5, 6 ans pour voir une réaction collective des travailleurs... »
O. T.