Le Progrès : « Un programme de lutte pour les travailleurs »
Hier, Nathalie Arthaud s'est adressé aux Altiligériens "pour ne pas payer la crise"
« Les travailleurs n'ont pas à payer la crise du capitalisme », voilà pour le slogan affiché un peu partout dans la salle du centre Roger-Fourneyron, au Puy-en-Velay, où Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, tenait réunion publique, hier soir. Celle qui a succédé à Arlette Laguiller en décembre 2008 a entamé une tournée qui va la conduire dans 95 villes d'ici Noël, cela dans le cadre de sa candidature à la présidence de la République. En terre ponote, elle a été accueillie par une cinquantaine de militants, de quoi remplir une petite salle et présenter dignement son programme, « pas un programme électoral, mais un programme de lutte pour les travailleurs ».
Enseignante en région parisienne et conseillère municipale élue sur une liste conduite par le Parti communiste à Vaulx-en-Velin, Nathalie Arthaud a répété sa vision des choses à la lumière d'une actualité qui lui fournit du grain à moudre, « la situation est grave. Si nous ne sommes pas en capacité d'arrêter ce rouleau compresseur qui est prêt à nous faire payer la crise, on reculera. Les financiers et les banquiers dictent leur programme à la planète et à la France. Il s'agit de faire la politique qui peut leur convenir pour qu'ils retrouvent confiance, on sait ce que cela veut dire. Les promesses du candidat socialiste sont microscopiques ». Quant aux 500 signatures nécessaires des élus pour briguer le pouvoir, pas de problème apparemment, « c'est du ressort des militants locaux, ils sont mobilisés, le travail avance, les retours sont tout à fait positifs ».
Christophe Teyssier