Le Républicain lorrain (édition Thionville) : La lutte des classes reste d'actualité
« J'ai un programme de lutte, ce qui n'a rien à voir avec un programme électoral », explique tranquillement devant ses militants, à l'invitation de Peuple emploi initié par Gilbert Nucéra et Daniel Hay, Nathalie Arthaud, la candidate à l'élection présidentielle pour Lutte Ouvrière.
Cette quadra qui compte vingt années de militantisme au sein de LO, a tout d'une Arlette Laguiller bis. Tout et surtout le discours. « L'argent, je le prends sur les marchés financiers. Les bénéfices doivent permettre d'ouvrir des usines, investir et servir à la recherche. »
Pour cela, elle ne craint pas la Révolution. « La révolte, l'écoeurement, la colère... tout est là. On n'est pas encore dans la voie de la révolution, mais il faudra la faire. On n'aura pas le choix. C'est la seule issue pour franchir une nouvelle étape. »
La violence et les morts qu'engendre tout mouvement révolutionnaire ? « Mais aujourd'hui aussi, c'est violent. Aujourd'hui aussi, il y a des morts. La guerre du seuil de pauvreté, ce n'est pas une petite guerre. Sauf que tout est plus insidieux. »
La phrase du jour
« La menace extrême droite ? Mais on vit déjà sous la dictature des grands marchés, on subit la dictature financière. Demandez aux salariés de Mittal s'ils ne vivent pas sa dictature ? » de Nathalie Arthaud, candidate Lutte ouvrière à l'élection présidentielle.
Elle était présente hier après-midi, devant le pôle emploi à Thionville, avant de se rendre à Metz pour un meeting. « Je ne me sens pas candidate, mais militante. Je dois rentrer dans les habits de candidate, maintenant. Je veux changer cette société pourrie. »