Le Républicain lorrain : Lutte ouvrière : les militants réitèrent leur programme
Mario Rinaldi, tête de liste de Lutte ouvrière lors des dernières municipales, a ouvert la fête.Il a décliné les grands axes de la campagne de la candidate Nathalie Arthaud. Photo Gilles WIRTZ
Pour la fête annuelle de Lutte ouvrière, 200 militants se sont rassemblés au Centre d'activités et de loisirs de Plantières (Calp), à Metz. À quelques mois de la présidentielle, on a évidemment un peu parlé politique...
La fête régionale de Lutte ouvrière, c'est un peu le rendez-vous annuel des militants du Parti communiste. On s'y retrouve en famille, on y fait de nouvelles rencontres, on échange évidemment sur la politique générale et le contexte social. Et, à 80 jours de l'élection présidentielle, on y parle forcément campagne. Ou pourquoi ne pas voter à droite, à l'extrême droite ou à gauche et surtout pour quelles raisons voter Nathalie Arthaud, la nouvelle porte-parole des communistes qui succède à l'emblématique Arlette Laguiller.
Évidemment, les grands axes de la campagne de la candidate, encore peu connue sur le terrain politique, ont été présentés au lendemain de son premier grand meeting. C'était samedi, à Montreuil, en compagnie de l'ancienne candidate communiste, histoire de démontrer que le parti joue la carte de la continuité des idées.
Seule la lutte sociale amène au changement
« C'est un programme de lutte qui ne sera pas un programme de campagne, appuie le militant mosellan Étienne Hodara. Contrairement à d'autres, on ne dit pas Votez pour Lutte ouvrière et ça va changer. Les présidentielles ne changent pas la vie des gens, il n'y a que la lutte sociale qui peut amener au changement. » Pas de fausses promesses donc, mais des axes de campagne autour de « deux problèmes fondamentaux : l'emploi et les salaires », poursuit le militant. Lutte ouvrière réaffirme une exigence radicale : « En période de crise, il faut interdire les licenciements. Comme l'a dit Mario Rinaldi [tête de liste du parti lors des dernières élections municipales, ndlr], quand il y a hémorragie, il faut mettre un garrot ! » Toujours sur le terrain médical, Étienne Hodara poursuit : « Il faut faire une transfusion des richesses que les grandes entreprises ont en poche pour mieux les répartir et qu'il n'y ait plus de chômeurs en France. Tout augmente à grande vitesse, sauf les salaires et les pensions. »
Ce programme de lutte ne s'obtiendra, selon le militant, « qu'avec des luttes sociales de grande ampleur, menées par les travailleurs. Pour l'heure, personne ne dit que cette crise n'est pas la nôtre ni que c'est à la bourgeoisie et aux banques de payer cette crise que les capitalistes font aujourd'hui payer aux classes populaires ».
Pour ce vaste programme de lutte, les militants fouleront encore le terrain pour aller à la rencontre des futurs électeurs. Ils seront à Metz, au point de ralliement de la colonne de Merten, le jeudi 16 février. Quant à la porte-parole des communistes, Nathalie Arthaud, elle est attendue le 3 mars au palais des congrès de Nancy où elle tiendra meeting, le seul pour tous les militants lorrains.
C. P.