L'Est républicain :  En attendant la révolte

Nathalie Arthaud , hier au Palais des congrès de Nancy. Photo Michel FRITSCH

« TOUT ÇA N'EMPÊCHE PAS, Nicolas, Qu'la Commune n'est pas moooooorte... », le refrain d'« Elle n'est pas morte » d'Eugène Pottier, auteur de « l'Internationale », résonne dans la salle. Sur l'écran au fond, les vidéos d'une candidate en campagne sur le terrain s'enchaînent et dans la salle, 250 militants attendent sagement.

La candidate arrive, prend place avec son staff à la tribune, nappée de rouge. Sur l'écran le message est clair : « Nathalie Arthaud, une candidate communiste ».

C'est Mario Rinaldi, ouvrier chez Renaud Batilly (Moselle) qui ouvre le meeting, en brossant un rapide état des lieux de la situation Lorraine. « ArcelorMittal à Florange et ses 2.700 salariés en sursis, Sonopress à Forbach et ses 51 salariés sur le carreau, les 803 postes d'enseignants supprimés dans l'académie à la prochaine rentrée, les 150.000 chômeurs en Lorraine... », pour sortir de la crise un seul moyen « la lutte puissante, c'est ce qu'on exprimera en votant pour notre camarade Nathalie Arthaud ». Mais place à la candidate communiste.

« L'avenir n'est pas dans les urnes »

« Travailleurs, travailleuses ! », salve d'applaudissements. On ne change pas une formule qui gagne. Ici ce que l'on veut changer, c'est bien la marche du monde. Et cela passe par « le communisme révolutionnaire opposé à l'idée de fatalité que véhicule la bourgeoise », assure Nathalie Arthaud, qui fustige tour à tour « le grand capital, les bourgeois, l'arbitraire des plus riches". Et de l'extrême droite à Mélenchon, chacun en prend pour son grade. Des « gesticulations » de Sarkozy à la « haine » du FN en passant par Hollande « en qui il n'y a aucune raison d'avoir confiance ». Et la candidate de proposer à nouveau de « lever le drapeau de la révolution sociale et du communisme révolutionnaire ». Nouvelle salve d'applaudissements.

Nathalie Arthaud exhorte ses partisans « à être prêts à en découdre avec le patronat » et promet une aggravation de la crise. « Mais le moment de la révolte viendra. Et il faut pour cela qu'ils (les travailleurs) sachent quoi faire et comment renverser le patronat. L'avenir n'est pas dans les urnes », affirme la camarade Arthaud. L'objectif est clair. La feuille de route l'est un peu moins. Au programme de la campagne Lutte Ouvrière, une recette de base : « On interdit les licenciements de manière générale, même dans les petites entreprises ».

Et en attendant la révolte, Nathalie Arthaud assure que pour les 500 signatures, « c'est une question de quelques jours », pour la révolte, cela risque d'être un peu plus long...

Stéphanie SCHMITT


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