L'Est républicain :  Lutte ouvrière en mode parachute

Marcel Perin et Eric Finot, candidats de Lutte Ouvrière Photo D.W.

Avec 0,72 % lors du premier tour de la présidentielle, Nathalie Arthaud n'a pas réussi à faire oublier la précédente défenseur des travailleurs, Arlette Laguiller. Y compris en Meuse où elle plafonne à 0,70 %.

Cela ne décourage pas Lutte Ouvrière qui va présenter des candidats aux législatives dans toutes les circonscriptions. Il est vrai que la capacité à présenter un maximum de candidats aux élections législatives contribue, avec le score final, au calcul du financement public des partis.

Eric Finot et Marcel Perin seront candidats sur les 1ère et 2e circonscriptions pour « défendre le message de Nathalie Arthaud » dans cette compétition destinée à distribuer les deux sièges de députés aujourd'hui détenus par un élu PS et un élu UMP. Et tant pis s'il a fallu avoir recours au parachutage.

Âgé de 41 ans, Eric Finot est un enseignant originaire de l'Aube qui travaille en région parisienne. Il ne voit pas le problème de se présenter sur un territoire où il ne vit pas. « Je viens souvent en Meuse où j'ai de nombreux amis. Et puis, il fallait trouver des gars pour être présent partout en métropole. Les problématiques de la Meuse sont celles rencontrées partout. Les Meusiens subissent le chômage et les bas salaires. Nous ne regrettons pas le départ de Sarkozy et de sa politique pour les patrons. C'est même une satisfaction même si elle ne va pas durer car il ne faut pas attendre grand-chose d'Hollande », explique Eric Finot, dont le suppléant Jean-Louis Rostan, ouvrier chez Sodetal à Tronville, est, lui, Meusien.

Dans le Nord du département, Marcel Perrin, un retraité de 60 ans habitant d'Étain, portera les couleurs de Lutte Ouvrière. Son suppléant, Étienne Cukier, est lui aussi du secteur. En Meuse, LO qui défend la parité a donc une liste masculine. Les femmes sont dans les autres départements.

Dans leurs programmes, ils vont reprendre les grandes idées développées par Nathalie Arthaud : le refus des fermetures d'usine, l'interdiction des licenciements, le partage des profits, hausse des salaires immédiate puis au même rythme que la hausse des prix. « Ce n'est pas au plus faible et aux ouvriers de payer la crise des capitalistes. L'explosion sociale arrivera. On l'appelle de nos voeux. Ici, les problèmes sont les mêmes qu'ailleurs car les patrons appliquent les mêmes méthodes », indique Eric Finot qui a l'ambition de faire mieux que Nathalie Arthaud.

Sébastien GEORGES


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