La Voix du Nord : Françoise Millot poursuit la lutte (ouvrière) de Nathalie Arthaud sur la 7e circonscription
Pour Françoise Millot (à gauche) et Annie Vermeulen, «il fautun parti révolutionnaire fort pour combattre l'extrême-droite».
ÉLECTIONS LÉGISLATIVES
Législatives, municipales, cantonales, régionales... Depuis 2001, Françoise Millot est de toutes les élections, toujours sous la même étiquette, celle de Lutte ouvrière. C'est donc sans surprise que la Calaisienne d'adoption s'engage aux prochaines élections législatives sur la 7e circonscription. Françoise Millot entend poursuivre les exigences que Nathalie Arthaud a mises en avant lors des dernières présidentielles : imposer une hausse des salaires, des retraites et des pensions indexés sur la hausse des prix interdire les licenciements imposer à l'État l'embauche massive dans les services publics construire le million de logements « qui manquent à la population » exiger la levée du secret bancaire et commercial. « Il faut que l'ensemble des travailleurs impose au patronat et aux banques le contrôle des comptes de leur entreprise. » À Calais, elle cite Armatis qui « accumule les bénéfices ». Malgré tout, « les salariés travaillent dans des conditions dérisoires. Ils doivent supporter beaucoup de pressions. » Révolutionnaire dans l'âme depuis les événements de mai 68 qu'elle a vécus, Françoise Millot, 59 ans, est professeur de français au lycée Léonard-de-Vinci. Sa suppléante Annie Vermeulen, 56 ans, militante à LO depuis 1999, est ouvrière en confection à Calais. Elle a participé aux dernières élections cantonales.
Parti minoritaire (LO a fait 0,56 % au premier tour des présidentielles), Lutte ouvrière n'entend pas pour autant faire de la « figuration » les 10 et 17 juin prochains, misant sur un score d'« au moins 10 % ». « Il vaut mieux un seul député révolutionnaire à l'assemblée plutôt qu'une poignée de bénis oui-oui pour faire entendre la voix de ceux qui n'ont rien. Quand François Hollande mènera une politique contre les travailleurs, LO sera là pour s'opposer et les défendre. » Face au Front national, la candidate d'extrême gauche appelle au rassemblement des travailleurs, y compris ceux qui ont voté Marine Le Pen. « C'est seulement dans l'unité que nous combattrons l'extrême droite. »
A. DELEPIERRE