Le Haut Jura-Autour de Saint-Claude :  Isabelle Marchal : "Parce qu'il n'y a pas de raison que les ouvriers paient la crise !

Candidate aux élections législatives sous la bannière rouge de Lutte Ouvrière, Isabelle Marchal ne se fait pas beau­coup d'illusion sur sa capacité à être élue.

L'employée de bureau, chez Tetrapak dans la banlieue de Dijon, est même convaincue que "de ces élections, il ne va pas en ressortir grand-chose"

Sa candidature ne vise donc pas à occuper le siège de la deuxième circonscription du Jura au Parlement, mais serait plutôt l'occasion d'appuyer les idées de son parti. "Parce qu'il n'y a aucune raison que cela soit les travailleurs qui payent la crise. Ce sont les banquiers et les patrons des grands groupes qui en sont les responsables et pourtant les plus touchés sont tous ceux qui n'ont que leur force de travail."

Une sémantique directement héritée des discours d'Ariette Laguillier et pour cause, Isa­belle Marchai affirme que le seul moyen de faire entendre la voix des travailleurs est la lutte. C'est bien comme cela que les salariés de MBF­ Technologies ont réussi à sauvegarder leur emploi et leur entreprise.

Ce n'est tout de même pas grâce à leurs dirigeants.

Mais alors, si la lutte des das­ses est la méthode à employer pour améliorer la condition des travailleurs, pourquoi un parti politique et pas un synd­icat et pourquoi se mêler d'élections républicai­nes?

" Parce que lorsque la lutte aura commencé et vu ce que la crise nous prépare, cela ne manquera pas d'arriver, il faudra bien un programme politique aux travailleurs".

" A l'occasion de cette campagne électorale, je vais donc à la rencontre des gens pour leur dire que ce programme existe, indique Isabelle Mar­chal.

Avec le Front de gauche et le Nouveau Parti anticapitaliste, Isabelle Marchai est la troisi­ème candidate d'extrême gauche à se présenter aux législatives sur le haut Jura.

Je ne crois que cela engendre une dispersion de notre électorat. Parce qu'il ne s'agit pas du même.

A Lutte Ouvrière, avec Nathalie Artaud (la porte-parole du parti), nous sommes les seuls à parler de communisme, de lutte et d'ouvriers. Autant de termes qui ne nous font pas peur et qui parlent encore à des millions de gens.

Agée de 46 ans, Isabelle Mar­chal se présente pour la deuxième fois aux élections législatives.

En 2007, elle était la suppléante de Pascal Bouchet. Cette fois-ci, la can­didate Lutte Ouvrière a choisi Claude Couratier pour la suppléer.

Boris Ivanoff


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