La Voix du Nord : Les candidats de Lutte ouvrière veulent « lever le drapeau »
Nicolas Fournier, candidat dans la cinquième, et Vincent Magniez (à droite sur la photo), candidat dans la sixième circonscription.
LÉGISLATIVES
« Lever le drapeau » : voilà ce qui ressemble à un slogan de campagne et que les candidats aux législatives dans la cinquième et sixième circonscription ont répété à plusieurs reprises pour présenter leur candidature au nom de Lutte ouvrière. Faisons un peu connaissance... Nicolas Fournier, candidat dans la cinquième circonscription. - Âgé de 33 ans, cet « instituteur » était déjà candidat aux dernières élections régionales et cantonales. « Je veux porter la défense des travailleurs face au grand patronat, faire interdire les licenciements, lever le secret commercial, augmenter les salaires et les indexer sur le vrai coût de la vie », explique ce Boulonnais qui paraphrase Nathalie Arthaud, la leader de Lutte ouvrière. Quand on lui demande ce qu'il compte faire pour les habitants de la cinquième circonscription, il est moins prolixe. « On distribue des tracts, on va au contact des gens. » Vincent Magniez, candidat dans la sixième circonscription. - Professeur dans un lycée professionnel de Tourcoing, Vincent Magniez est intéressé par la politique depuis « l'âge de 15 ans » et milite à LO depuis 1984. Âgé de 46 ans, il a une partie de sa famille dans le Calaisis et une autre dans la région de Marquise. Candidat aux dernières élections législatives, il argumente sur son combat en politique en ne se faisant guère d'illusion sur le rôle du député. « Un député, ça pourrait servir. Depuis l'arrivée du Général de Gaulle, il ne sert plus à rien sauf à entériner les dossiers du gouvernement. » Malgré tout, il profite de la campagne pour aller à la rencontre des salariés, des pêcheurs et même des agriculteurs pour qui « ça fait toujours mal de mettre un bulletin rouge dans l'urne ». « Pourtant des agriculteurs, des petits patrons étranglés par les banques sont des exploités, ils s'exploitent eux-mêmes. » Il veut donc croire qu'ils voteront pour lui.
O. M.