DNA :  Un programme de lutte

Catherine Gsell, candidate de Lutte ouvrière.

Dix candidats se disputeront le poste de député de la 8e circonscription du Bas-Rhin. Catherine Gsell portera les couleurs de Lutte ouvrière.

Catherine GSELL, 46 ans, est enseignante en lycée professionnel à Strasbourg.

Elle se présente pour la troisième fois dans la circonscription, après 2002 et 2007 (listes Extrême gauche et Lutte ouvrière).

LES GRANDES LIGNESDE SON PROGRAMME :

« Changer la société de fond en comble », et non seulement l'ajuster en fonction de la conjoncture. Catherine Gsell ne cache pas sa volonté de s'adresser « d'abord aux travailleurs », en remettant en cause le système capitaliste. Lequel doit être combattu en ses principes fondateurs, faute de quoi « lutter contre les délocalisations ne veut rien dire ». Rappelant qu'aucun acquis social « ne s'est obtenu sans lutte », elle milite pour que le travail « satisfasse les besoins de tout le monde, et pas seulement le profit de certains ». L'interdiction des licenciements, « avec un partage du travail et sans perte de salaire », est un enjeu « vital » selon elle.

Autre mesure envisagée, la levée du secret bancaire et des affaires, « on verra alors où est l'argent, et l'on se rendra compte qu'il y en a ». De l'argent qui servira notamment à la création d'emploi dans le service public, secteur où l'État « n'a pas d'argent pour investir », mais en a « pour renflouer les banques ». Catherine Gsell soutien également une planification de la production à l'échelle mondiale, laquelle permettra notamment, selon elle, « de réduire la masse de déchets ».

Pour Lutte ouvrière, le « vrai » changement n'interviendra que lorsque ce seront « les travailleurs qui dirigeront, et non plus les capitalistes ».

POURQUOI FAUDRAIT-IL VOTER POUR ELLE ?

« Pour que ceux qui ont voté aux élections présidentielles pour Nathalie Arthaud puissent revoter pour son programme de lutte. » Catherine Gsell, qui se définit comme une communiste « révolutionnaire », se pose aussi en rempart contre l'extrême droite, « le pire poison pour les ouvriers ». Elle qui n'attend « pas grand-chose » de François Hollande ne souhaite pas laisser « le monopole de la contestation contre la gauche et la droite au Front national ».

Au sein du discours « très à gauche » de Lutte ouvrière, toute ressemblance avec le Front de gauche serait purement fortuite, celui-ci ne proposant « que des aménagements, mais pas de changement au sein de la société ». Quel que soit le résultat du scrutin, Catherine Gsell souhaite « planter un drapeau pour l'avenir, afin que les gens puissent se rattacher à [ces] idées ».

Benjamin Hay

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Son suppléant est François Goehlinger, 61 ans, médecin généraliste à Strasbourg.


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