DNA : Aimé Sense en campagne : Etre proche des salariés
Aimé Sense (à gauche) à la rencontre des habitants de la circonscription.
Aimé Sense, le candidat de Lutte ouvrière a mené une campagne proche des gens et des salariés des entreprises du secteur.
« Nous avons essayé pendant cette campagne et dans la continuité de celle des présidentielles d'être proches des salariés et d'avoir des contacts avec les salariés des entreprises de la région, ceux qui sont touchés par des plans sociaux, ceux qui ont peur de perdre leur emploi » explique Aimé Sense, le candidat de Lutte ouvrière dans cette quatrième circonscription du Haut-Rhin. L'ancien syndicaliste CGT que sa campagne a déjà mené chez Behr France à Rouffach, à la centrale de Fessenheim ou chez Thann & Mulhouse ira encore à la rencontre des salariés de Peugeot Mulhouse et de ceux Rhodia à Chalampé avant ce premier tour. « Il faut bien que les gens se rendent compte que ce n'est pas François Hollande le nouveau président de la république ou le nouveau député qui va changer quoi que ce soit au système. Ce sont les grands patrons et le capitalisme qui commandent. Toute la question est de savoir si les salariés vont encore se laisser manoeuvrer longtemps, moi j'espère que non et si je peux susciter des prises de conscience... ».
« Il faut arrêter de se faire manipuler »
Aimé Sense a voulu sa campagne proche des gens et des salariés, allant à leur rencontre dans le quartier où ils habitent, sur les marchés qu'ils fréquentent comme à Cernay ou sur leur lieu de travail « ce n'est pas par les réunions publiques que l'on peut toucher les gens, en général ce sont les convaincus qui y viennent ». Quand on interroge le candidat de Lutte ouvrière sur ce qu'il retient de sa campagne, il souligne « ce qui revient tout le temps dans les conversations c'est que les gens en ont marre de la précarité, sont inquiets pour leur travail, pour leurs jeunes qui ne trouvent pas de boulot et qui doivent rester à la maison. Aujourd'hui il s'agit de redonner une dignité aux salariés en sachant que le captalisme n'a rien à proposer. Les gens ont leur avenir entre leurs mains, ce sont eux qui produisent. Ils ont besoin de perspectives. Les salaires, le travail et les conditions de vie, c'est ça, ce qui compte ».
En campagne dans un ancien quartier minier d'Ensisheim, historiquement à gauche mais qui vote aujourd'hui Front national, l'échange avec les habitants s'installe rapidement pour le candidat de Lutte ouvrière autour des questions du chômage, de l'emploi, des salaires ou des retraites « ce n'est pas normal lorsque l'on a travaillé près de 40 ans, de toucher aujourd'hui 550 euros de retraite » lance cet habitant.
Jean-Alain Haan