La Voix du Nord : Roger Marie défend Lutte ouvrière pour une « opposition des travailleurs »
Roger Marie et Sophie Pontzeele défendront les idées de Lutte ouvrière dans la 16e circonscription du Nord.
Conseiller municipal à Sin-le-Noble, Roger Marie se lance une nouvelle fois dans l'aventure des législatives.
Une nouvelle fois ? La troisième précisément, dans la 17e circonscription du Nord. Et cette année, il convoite la députation dans la 16e circonscription, quand, l'ancien conseiller régional - de 1998 à 2004 - avait tenté sa chance dans la 17e en 2002 ou, toujours sous l'étiquette Lutte ouvrière, il avait obtenu 1,3 % des voix sur le terrain de Marc Dolez, à l'époque élu sous l'étiquette PS.
À 64 ans, Roger Marie n'en est pas à sa première élection... Et affiche encore plus aujourd'hui ses convictions communistes, celles portées par Nathalie Arthaud. « Il y a une crise du capitalisme grave. Ca montre l'actualité de nos idées. À la différence des autres, nous n'avons pas un programme classique. On défend un programme de lutte : il y aura une explosion sociale, il faut défendre la lutte. » Roger Marie pense particulièrement aux licenciements. « Quand un ouvrier est licencié, tout s'effondre pour lui. Quand un patron part, c'est bien différent... » constate l'élu, enseignant à la retraite. L'interdiction des licenciements, l'échelle mobile des salaires et leur indexation sur les prix font partie des idées défendues par le parti, et que Roger Marie, suppléé par Sophie Pontzeele, une Lambrésienne professeur des écoles de 34 ans, veut porter dans le Douaisis.
La défense des travailleurs est au coeur des idées. « Regardez Renault-Douai, de 8 000 salariés, on est passé à 4 700. Et les intérimaires là-dedans ? Ils n'ont plus de boulot. » Il évoque la mobilité interne, qui conduit certains employés à effectuer des missions à Batilly, à MCA à Maubeuge, etc. « On utilise les travailleurs comme des pions pour entretenir les profits des patrons. » La défense des services publics et la volonté d'y créer de l'emploi font aussi partie des revendications, tout comme la création d'un service public du logement. « Il faut des logements près des services publics, quitte à réquisitionner des terrains », défend Sophie Pontzeele.
Roger Marie souhaite ainsi convaincre des électeurs que le vote utile sera communiste : « Avoir un énième député PS ou Front de gauche ne servirait à rien. Il faut une opposition des travailleurs. » Reste à savoir si les urnes lui seront plus favorables qu'en 2007. Il s'agira aussi de faire mieux que la candidate à la présidentielle qui n'avait pas totalisé moins de 1 % des voix.
G. L.