Le Républicain lorrain : Catherine Lainez (LO)
Catherine Lainez. Photo Thierry SANCHIS
1. -- Il faut interdire tout nouveau plan de suppression d'emplois, en particulier à ces grands groupes comme Total ou Ineos qui sont riches à milliards. Le chômage n'est pas une fatalité. Il est le produit d'une politique délibérée du grand patronat qui augmente ses profits, non pas en produisant plus, mais en exploitant plus ceux qui conservent leur emploi. C'est pourquoi il faut imposer au patronat de répartir le travail entre tous, sans baisse de salaire, en maintenant tous les sites industriels. Bien sûr cela couterait de l'argent, mais la plupart des groupes industriels sont gavés de profit. Il faut leur imposer de prendre sur les bénéfices accumulés pour financer l'emploi de tous.
C'est ce que je propose aux électeurs de dire en votant le 10 juin pour ma candidature et, au delà, en aidant Lutte ouvrière à reconstruire un parti ouvrier, communiste et révolutionnaire qui manque tant au monde du travail.
2. -- Rien que les intérêts de la dette coûtent au budget de l'État la somme colossale de 50 milliards d'euros, autant que tout le budget de l'Éducation nationale ! Les caisses de l'État sont vidées par les emprunts faits aux banques... pour les sauver de la crise financière !
C'est pour cela que tous les services publics sont à l'abandon. Pour maintenir une offre de soins, des écoles, des transports publics, etc. il faut faire payer la dette de l'État par ceux qui l'ont créée, par les banquiers fauteurs de crise. Nous n'avons pas à payer les dettes faites par d'autres. On n'a jamais vu un locataire payer la dette de son propriétaire, c'est pourtant ce que les banquiers sont en train de nous imposer. La société est malade du profit capitaliste, c'est pour cela que je crois que l'avenir est au communisme, à une société où l'on produirait en fonction des besoins des hommes pas des bénéfices escomptés par les actionnaires.
3. -- Je crois qu'il convient surtout de souder les travailleurs, du public et du privé, sous-traitants, CDI ou intérimaires, français ou étrangers. C'est cette solidarité là qui est importante, plus que le fait d'habiter sur un même territoire. Dans un bateau, il y a ceux qui sont dans les soutes et ceux qui voyagent en première classe. Je m'adresse à ceux qui sont dans les soutes, aux exploités.
Il faut souder le monde du travail autour de revendications qui changent le rapport de force avec le patronat et le gouvernement. C'est pourquoi nous revendiquons le contrôle des travailleurs sur toute l'économie, les mouvements de capitaux, les comptes des entreprises privées et publiques.
4. -- Bien sûr, on risque plus aujourd'hui de se faire dérober son téléphone portable qu'il y a 30 ans... car nous n'en avions pas ! Certes, la délinquance est un fléau, mais il est largement monté en épingle par des hommes politiques de droite et d'extrême droite qui sont totalement incapables de mettre fin à la délinquance des banquiers qui ont plongé la planète entière dans une crise dramatique il y a quatre ans.
Depuis dix ans, la droite n'a pas cessé de parler de la délinquance, de faire voter loi sur loi.
Mais cela n'a rien changé. Les démagogues utilisent la délinquance pour ne pas parler des vrais problèmes des travailleurs, de l'emploi et des salaires. Et là, il y a de gros délinquants à l'oeuvre, ceux qui volent les emplois en licenciant, ceux qui volent les salaires en les bloquant, voire en les diminuant.
5. -- Le mode de scrutin anti-démocratique fait que je ne serais pas élue. Mais demain comme aujourd'hui, je défendrai le programme de lutte mise en avant par Nathalie Arthaud lors des élections présidentielles et, surtout, la fin du chômage en imposant au patronat et au gouvernement la répartition du travail entre tous sans baisse de salaires. Je dis aux travailleurs faites entendre cette exigence vitale en votant pour ma candidature.