La Voix du Nord : J.-C. Cournut, candidat de Lutte Ouvrière pour un véritable changement
J.-C. Cournut est le candidat LO pour la 12ecirconscription.
Depuis qu'il se présente aux élections dans l'Avesnois sous la bannière Lutte ouvrière (et cela fait une paye), le Fourmisien et Parisien aussi, Jean-Charles Cournut n'a pas changé son discours.
Pour le candidat LO dans la 12e circonscription et sa suppléante Martine Dupont, comme pour leurs collègues la Sambrienne Marie-Claude Rondeaux, candidate dans la 3e et son suppléant Bruno Montmory, il n'y a que de la lutte des travailleurs pour obtenir un véritable changement. Pas celui promis par François Hollande, mais bien un changement qui mette fin au capitalisme et voit l'avènement du communisme.
« L'arnaque de base c'est de dire que le gouvernement défend l'intérêt des Français en général. Or, l'intérêt des bourgeois et celui des travailleurs sont contradictoires. Nous, on défend l'intérêt des travailleurs », explique Jean-Charles Cournut. Le professeur de mathématiques qu'il est ne vise pas, en parlant de « patrons », le petit entrepreneur ou l'ouvrier à son compte. Non, il regarde, lui, vers les gros. Ceux dont les groupes font d'énormes profits, « les maîtres de l'économie et de la société que sont le grand patronat, les banquiers, les grands groupes industriels et financiers qui ont fait la pluie et le beau temps sous la présidence de Sarkozy, comme ils continueront à le faire sous Hollande ».
Un message clair ; « On a changé le locataire de l'Élysée mais pas la politique. Pour que le monde du travail change, il faut voter pour la lutte des classes. On est les seuls à dire ça. On est les seuls à se revendiquer communistes » dit encore le candidat de la 12e.
Le quatuor Lutte ouvrière des deux circonscriptions part en guerre contre les licenciements. « Le Premier Ministre et Montebourg demandent aux patrons de prévenir d'avance en termes de licenciements. Or, les licenciements, ils les feront ! ».
Le quatuor n'en veut pas. Et appelle les travailleurs, les retraités, les demandeurs d'emploi... à voter pour les candidats de Lutte Ouvrière. Marie-Claude Rondeaux annonce, elle, la disparition future du sigle CDI (contrat à durée indéterminée) du Code du travail si les choses se poursuivent au rythme d'aujourd'hui. « Les travailleurs sont comme les mouchoirs de papier qu'on jette. Il faut que les intérimaires qualifiés nous rejoignent eux aussi ».
« Montebourg a tout dit sauf qu'il toucherait au profit » ajoute Jean-Charles Cournut. Il évoque ces « principaux de collèges qui vont à Pôle emploi pour recruter des professeurs », parce que l'État n'a pas ouvert suffisamment de postes. « On parle de réduire les indemnités de départ des PDG, sauf que ce sera reversé aux actionnaires... On ne va tout de même pas pleurer sur leur sort. Par contre, les Lagardère, Michelin, Peugeot, on n'y touche pas ! ».
Alors c'est vrai Nicolas Sarkozy n'est plus au gouvernement et « l'électorat populaire peut se réjouir d'avoir contribué à sa chute ». Pour LO, il s'agit là d'un maigre motif de satisfaction face à la condition des gens modestes qui n'en peuvent plus. Jean-Charles Cournut et Marie-Claude Rondeaux et leurs suppléants sollicitent donc ainsi, dimanche, les suffrages de celles et ceux qui veulent un vrai changement.
G. B.
Les candidats Lutte ouvrière tiendront une réunion ce soir, à 18 h 30, en mairie de Maubeuge (salle Jean-Jaurès).