Paris Normandie :  Le Havre: Lutte Ouvrière sur ses gardes

Le gouvernement ne convainc pas les trotskystes qui dénoncent le pouvoir des banques et des actionnaires.

Toute la journée, Lutte Ouvrière est restée débattre avec les Havrais.

Avec l'Assemblée nationale, le Parti Socialiste possède désormais tous les organes décisionnels de l'Etat. Pourtant, à Lutte Ouvrière, on considère que l'on ne contrôle pas encore tout. Ses militants étaient hier devant l'espace René Coty pour en débattre avec les citoyens. Selon Juliette Plouin, militante, « les vrais décideurs », ceux qui déterminent les « milliers de suppressions de postes y compris dans les secteurs qui font des bénéfices », ne rencontrent pas l'opposition du gouvernement Ayrault.

Interdiction des licenciements

L'objectif de l'opération est d'informer les Havrais, qui se montrent « plutôt réceptifs » à la démarche, sur la vision politique de Lutte Ouvrière. « S'opposer au patronat suppose un rapport de force. Est-ce que le gouvernement va nous défendre ? », s'interroge Juliette Plouin. Le parti d'extrême gauche demande l'interdiction des licenciements et souhaite que le Smic bénéficie d'une « vraie hausse » de l'ordre de « 1700 euros net ». Pour les militants, la hausse du Smic, décidée il y a quelques jours, est très faible, « seulement 2 % dont 1,4 % constitue une anticipation sur la hausse de l'année prochaine. Cela veut donc dire que l'année prochaine, il n'y en aura pas ».

Ils regrettent que le coup de pouce du gouvernement « annonce la couleur pour les travailleurs ». De la grande conférence sociale qui s'ouvre le jour même à Paris, Juliette Plouin n'en attend « pas grand-chose » et préfère regarder l'avenir qui « s'annonce dramatique ». « Le jour de l'élection, tout le monde a les mêmes bulletins de vote. Le pouvoir des banques, des conseils d'administration et des actionnaires est plus grand que le bulletin », explique-t-elle.

L'opération se poursuit toute la semaine, dans différentes villes de l'agglomération, 10 h-12 h et 16 h-18 h. Aujourd'hui à Harfleur (centre-ville) et Gonfreville-L'Orcher. Mercredi, à Lillebonne (Place Général de Gaulle). Jeudi à Fécamp (centre-ville). Vendredi 13 à Bolbec (Place Charles de Gaulle). Retour au Havre, samedi 14 sur le marché du champ de foire.


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