Le Dauphiné Libéré : « Le vrai changement viendra des travailleurs »
« Si on s'est débarrassé du président des riches, le nouveau président n'est pas pour autant le président des pauvres ». Christophe Marchisio, candidat pour Lutte Ouvrière, se réclame lui aussi de l'opposition. « Nous n'avons pas confiance en le gouvernement Hollande (sic). Il ne nous protégera pas de la crise. La droite et l'extrême droite n'ont pas le monopole de l'opposition, mais contrairement à ces partis, nous, nous rejetons le capitalisme », dit-il. Pour lui, « le vrai changement viendra des travailleurs qui engageront la lutte ».
Une lutte qui commence pour les emplois, comme l'explique cet enseignant de 47 ans : « Notre priorité, c'est d'arrêter l'hémorragie. Nous voulons imposer une interdiction de licencier, y compris les intérimaires. C'est la crise ? Il y a moins de travail ? Et bien nous sommes pour la répartition du travail entre tous ».
Second combat : les services publics. « Il faut embaucher », scande-t-il. Le niveau de vie est aussi une priorité pour le candidat : « Quand les prix flambent, il faut que les salaires et retraites augmentent aussi ». Des mesures qui ont un coût « mais l'argent existe ». Et d'avancer : « On voit bien les bénéfices que font les grandes entreprises et les banques. Quant au budget de l'État, il sert notamment au remboursement de la dette. Mais ce n'est pas notre dette. C'est celle des banques. Les hôpitaux, les écoles, les travailleurs, n'ont pas à payer pour cela », conclut-il.
REPÈRES
LE CANDIDAT
Christophe Marchisio, 47 ans, est enseignant dans un collège. Il vit à Lyon mais s'engage depuis une dizaine d'années dans les campagnes de Lutte Ouvrière en Ardèche. Il a déjà été candidat aux législatives dans la première circonscription en 2007 et était tête de liste départementale de Lutte Ouvrière lors des dernières élections régionales.
LA SUPPLÉANTE
Madeleine Garnier, 72ans, est retraitée. Elle vit à Annonay. Elle était notamment sur la liste départementale de
Lutte Ouvrière lors des dernières élections régionales.