Le Progrès : Vincent Goutagny veut faire entendre « la voix des ouvriers et des travailleurs »
Pétri de convictions et homme de toutes les luttes, le candidat de Lutte Ouvrière veut rendre visible « le camp des travailleurs » et défendre le peuple. Sa candidature aux législatives s'inscrit dans cette perspective.
« Travailleurs, travailleuses... ».
Personnifiée par Arlette Laguiller, la complainte avait fini par être populaire, hissant la candidate de Lutte Ouvrière au 5e rang des candidats à la présidentielle de 2002. Militant de toujours de Lutte Ouvrière, Vincent Goutagny se porte candidat pour « représenter les travailleurs » et rendre visible « le peuple ».
Des notions nullement galvaudées dans un monde en crise où les plus faibles sont souvent les plus opprimés pour l'homme, ouvrier, syndicaliste et pétri de convictions « communistes » solidement ancrées.
« Il faut s'adresser à la conscience des gens. La solution ne peut venir que de notre camp, celui des travailleurs. La dette et la crise ont bon dos et les banques s'en servent pour faire payer les peuples », scande Vincent Goutagny.
La lutte des classes donc ? La réponse fuse, immédiate et sincère : « La lutte des classes, c'est le capitalisme qui la mène aujourd'hui ». Pour le militant, il faut « faire progresser l'idée que le monde des travailleurs existe dans la société ». Sa candidature inscrite dans le cadre d'une campagne nationale entend bouger les lignes et proposer une alternative. « Il faut être une opposition de gauche à ce gouvernement », avance-t-il en évoquant la victoire de Hollande, « ce n'est pas lui qui s'opposera aux licenciements ». Ce message « d'interdiction des licenciements », Vincent et ses amis iront inlassablement le marteler aux ouvriers, « sur le terrain, à la sortie des usines ». Bien loin des multiples locaux de campagnes d'autres candidats. « Notre local, c'est le trottoir », souffle, tout sourire, le candidat.
Ouvrier et syndicaliste
Vincent Goutagny est âgé de 47 ans. Il vit en couple et a un fils de 12 ans.
Il est ouvrier dans la plasturgie, au sein de l'usine Toray à Saint-Maurice-de-Beynost.
Il est militant syndical et délégué du personnel dans son entreprise. Refusant le terme « d'extrême-gauche », Vincent Goutagny s'affirme « communiste et révolutionnaire ». Il adhère et milite à Lutte Ouvrière depuis l'âge de 20 ans.
Il a été candidat pour le parti de Nathalie Arthaud aux élections régionales de 2004 et 2010, et suppléant d'Electre Dracos aux législatives de 2007 sur la quatrième circonscription.