Le Progrès : Lutte Ouvrière : "Il faut interdire les licenciements tout court, pas boursiers"
Après les réunions publiques à Oyonnax et Ambérieu, et avant celle de mercredi à Bourg-en-Bresse, les militants de Lutte Ouvrière étaient sur le marché de la ville préfecture, hier matin. Distributions de tracts, discussions à bâtons rompus avec les passants, ou vente du « journal d'Arlette Laguiller » comme il se définit lui-même.
Eric Lahy et Vincent Goutagny, candidats aux législatives dans les 3ème et 2ème circonscriptions, défendent Nathalie Arthaud, la « candidate communiste ».« Mais nous sommes trotskystes », précisent les deux hommes, qui dressent un constat sans concession de la situation. De l'entreprise Toray « où on remplace l'ouvrier quand le corps ne suit plus », à Renault Trucks où « le lean manufacturing signifie qu'on convoque une réunion quand on peut gagner quatre secondes sur un geste technique », ils dénoncent un patronat qui exploite les travailleurs et accumule les bénéfices. « 74 milliards de profits rien que pour les entreprises du CAC 40 », relève Eric Lahy.
La solution pour « stopper l'hémorragie des emplois » ? « Interdire les licenciements... tout court », explique Eric Lahy, en référence aux licenciements « boursiers ».
« On pense à tort que la mondialisation l'empêche. Mais la plupart des licenciements se font pour gagner de la productivité », constate Vincent Goutagny qui veut « faire payer les gros, les donneurs d'ordre, pour sauver les petits, les sous-traitants. Car aujourd'hui, les richesses ne profitent qu'à une minorité de parasites ».
« Nous sommes contre la dictature des banques et du patronat. C'est une guerre de classe. Il faut que les travailleurs, ceux qui produisent des richesses, prennent le contrôle des entreprises par la base. C'est eux ou nous », ajoute Eric Lahy.