L'Est républicain :  Questions de campagne

14/03/2014 : Qui a peur de l'insécurité ? - Nimsgern : « voleurs de travail »

« A la lecture du journal, je suis bien obligée de reconnaître qu'il y a un problème de sécurité. Et c'est vrai que c'est pénible de se faire voler son portefeuille ou d'être cambriolé. Mais on peut aussi se faire voler son travail. C'est cent fois pire. C'est contre les voleurs de travail qu'il faut agir. C'est cela qui fait notre vie quotidienne. Et il ne faut pas s'étonner que cela génère de la violence. Cela revient en boomerang. La grande délinquance, c'est celle du patronat qui licencie avec autant de désinvolture qu'on referme son frigo. Il faut s'attaquer à ça. C'est la source du problème. Il faut supprimer la pauvreté. Plus il y aura de misère et plus il y aura une dégradation de la société. Ce qui nous pend au nez, c'est la barbarie. Concernant les policiers municipaux, la première chose que je ferais si j'étais élue à la mairie, ce serait de soutenir leurs revendications salariales. Ils auraient une rémunération correcte, ils seraient plus en capacité de supporter un travail difficile mais qui a son utilité. »

11/03/2014 Une ville trop minérale ? - Nimsgern : pas concernée

« Pour les habitants, la question de la qualité de l'habitat et du cadre de vie est importante, et je ne m'en désintéresse pas. Mais, dans cette élection, je ne me présente pas sur les problèmes locaux avec un programme municipal. Car, ce qui domine aujourd'hui, pour les travailleurs, c'est l'aggravation continue du chômage, de la précarité, de la pauvreté. Et ces élections municipales, les premières depuis l'élection de Hollande, seront de toute façon des élections politiques. Car Hollande a montré qu'il mène exactement la même politique que Sarkozy, une politique en faveur du grand patronat.

Pour les travailleurs, ces élections doivent être l'occasion de dire tout le mal qu'ils pensent du gouvernement et d'affirmer des revendications essentielles face au chômage et à la dégradation du pouvoir d'achat.

Il faut interdire les licenciements et répartir le travail entre tous sans perte de salaire. Il faut augmenter les salaires et les pensions et les indexer sur les prix. Il faut mettre sous le contrôle de la population les décisions des grands groupes capitalistes. C'est le seul moyen de mettre un coup d'arrêt à la dégradation de la situation des classes populaires. »


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