Sud-Ouest (Angoulême) : Angoulême : une manifestation sans banderoles CGT
Entre 250 et 300 personnes ont répondu à l'appel national à la grève du 18 mars, ce mardi matin à Angoulême.
"Pas assez", ont déploré certains manifestants, regrettant "la précarité qui contraint beaucoup de salariés à ne pas oser manifester".
Ils répondaient à un mouvement national, porté par l'intersyndicale FO-CGT-FSU-Union syndicale Solidaires, contre le pacte de solidarité de François Hollande.
Avec cette particularité locale on ne peut plus surprenante : pas de banderoles CGT dans la manif pour cause de "mésentente ponctuelle entre FO et la CGT". Chacun des deux syndicats regrettant la situation. La CGT a appelé les salariés à des débrayages sur les lieux de travail et organisé des distributions de tract dans diverses communes du département.
"Moi je suis syndiqué CGT et je tiens à manifester quelque soit la position de la CGT localement. On doit saisir toutes les occasions de dire ce qu'on pense du gouvernement et dénoncer le chômage et la précarité", déclarait Nicolas Olivier, candidat Lutte ouvrière aux municipales d'Angoulême.
"On est là pour dire non au pacte de solidarité. Le patronat va encore bénéficier de 30 milliards sans aucune contrepartie en termes d'embauches. C'est la Sécurité sociale et les services publics qui vont trinquer. Nous disons non au démantèlement de la Sécu et des services publics ", explique Patrick Gardin, secrétaire général de FO.
Beaucoup d'enseignants dans la manif inquiets par le gel d'indice pour tous les fonctionnaires et la menace qui pèse sur les promotions.