La Dépêche du Midi - Tarn-et-Garonne : Montauban. Avant l'heure de vérité...
A J-4 avant le premier tour des municipales, voici une première série de questions posées par les électeurs...
1. Comment avez-vous trouvé l'ambiance de la campagne ?
Richard BLANCO
Les candidats se disent tous «à l'écoute des habitants». Mais ce qui changerait la vie de millions de femmes et d'hommes serait d'avoir un travail en CDI, à temps plein et de ne plus être ballotés de petits boulots en petits boulots. Ce serait d'être assuré de toucher un salaire permettant de payer factures, loyers et traites. Même lesdits problèmes «locaux», l'habitat, les transports, relèvent d'un rapport de force général.
2. Avez-vous réalisé un porte à porte ?
Richard BLANCO
Nous avons fait du porte à porte, et discuté en particulier de la nécessité d'interdire les licenciements et de répartir le travail entre tous sans perte de salaire. Cette nécessité est partagée par beaucoup de personnes, qu'elles soient au chômage, en contrat précaire, ou en CDI.
3. Quel fait local vous a marqué (hors campagne) ces dernières semaines ?
Richard BLANCO
La fermeture programmée de Confecta Albasud dans laquelle 40 travailleurs vont perdre leurs emplois. Cette fermeture est programmée depuis au moins deux ans et, alors même que le groupe Nexans, l'employeur et encore plus Alsthom, le donneur d'ordre ont les moyens de préserver les emplois, les pouvoirs publics laissent faire. Cette situation illustre la nécessité d'interdire les licenciements et d'ouvrir les comptes des grandes entreprises. Ces élections municipales ont un enjeu national : sanctionner le gouvernement. Il ne faut pas en laisser le monopole à la droite et à l'extrême droite, qui veulent encore aggraver les attaques contre les classes populaires. Il faut que s'exprime une opposition ouvrière.
4. Quels sont les deux sujets qui prédominent sur le terrain ?
Richard BLANCO
Les deux sujets qui prédominent sur le terrain où nous militons sont l'emploi et le pouvoir d'achat des classes populaires. L'emploi se fait rare ou de plus en plus précaires (CDD et temps partiel), les montants des salaires et pensions décrochent par rapport à l'augmentation des prix. Le chantage à l'emploi qu'exerce le patronat rend difficile les mobilisations des travailleurs pour défendre leurs intérêts. Il faut que la peur change de camps.
5. Pensez-vous que le contexte national a une forte influence ?
Richard BLANCO
Ces élections municipales ont un enjeu national : sanctionner le gouvernement. Il ne faut pas en laisser le monopole à la droite et à l'extrême droite, qui veulent encore aggraver les attaques contre les classes populaires. Il faut que s'exprime une opposition ouvrière. C'est le sens des listes de Lutte Ouvrière : contre le gouvernement et le patronat, faire connaître et populariser des objectifs qui devront être, demain, ceux des luttes des travailleurs.
6. Combien gagnez-vous mensuellement (traitements/salaires) ?
Richard BLANCO
Un peu moins de 2100 €uros net.