La Nouvelle République :  Trois questions à… Marie Savre

Tête de liste de Lutte ouvrière dans la circonscription Centre-Auvergne, pour les élections européennes, la formatrice auvergnate de 42 ans a fait escale, hier, à Châteauroux, avant de se rendre à un meeting de Nathalie Artaud, à Tours.

Quel regard portez-vous sur la circonscription où vous vous présentez ?

C'est une région qui n'a aucun sens, de notre point de vue. Concrètement, ce découpage fait que, sur les dix camarades de notre liste, aucun ne vient de l'Indre ! Mais, de toute façon, nous sommes dans la lignée des municipales et nous défendrons les mêmes idées dans toutes les régions des huit circonscriptions.

Justement, quel message voulez-vous porter au niveau de l'Europe ?

Tous les travailleurs européens subissent exactement la même politique de tous les patrons capitalistes qui se font la guerre et de tous les gouvernements qui nous font les poches. Cette Europe n'est pas la nôtre : la seule frontière qui existe pour nous, c'est celle entre les capitalistes et les travailleurs. Les élections n'ont jamais changé notre vie : on veut juste être la punaise dans la godasse de cette société, et renverser le monde.

Quelles sont vos principales revendications ?

Il faut qu'on s'occupe nous-même de notre train de vie. Nous revendiquons une échelle mobile des salaires et des pensions, avec une indexation sur les prix. Mais aussi, la suppression de la loi du secret des affaires, qui empêche les travailleurs de bien se défendre. C'est par exemple à cause de celle-ci que les 420 salariés de Imperial Tobacco à Carquefou (Loire-Atlantique) ont appris dans la presse la fermeture de leur usine d'ici la fin de l'année.

Réunion publique, samedi 17 mai, à 18 h, à la Maison des associations de Châteauroux, avenue François-Mitterrand.

Propos recueillis par Jean-Sébastien Le Berre


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