Nord-Littoral : Lutte Ouvrière en lice pour les élections européennes
La porte-parole Nathalie Arthaud a présenté aux militants calaisiens Eric Pecqueur, tête de liste de Lutte Ouvrière pour la région nord-ouest. Au micro : Françoise Millot.
Nathalie Arthaud, porte-parole nationale de Lutte Ouvrière, a animé un débat sur les élections européennes à Calais vendredi. Elle a présenté Éric Pecqueur, tête de liste de Lutte Ouvrière pour la région nord-ouest
Lutte Ouvrière a monté plusieurs listes pour les élections européennes, mais c'est un message au gouvernement Valls que le parti veut faire entendre durant cette campagne. Pour Nathalie Arthaud, la porte-parole de Lutte Ouvrière qui était à Calais, vendredi soir, « notre candidature est une nécessaire riposte. Il nous faut résister à la provocation du "plan Valls" et les campagnes électorales sont de bons moments pour exprimer notre politique.
Car ces 50 milliards d'économie, c'est dans la poche des salariés et des retraités que Valls vient les chercher, tout en faisant 38 milliards de cadeau aux patrons ! » Lutte Ouvrière dénonce également « la destruction des services publics. Sur ce point, la France suit le chemin de la Grèce. La chirurgie ambulatoire et les hôpitaux de jour, il paraît qu'il faut s'en féliciter, mais ce n'est qu'un recul du service public de santé ! »
Reçue par les militants locaux de Lutte Ouvrière, notamment Françoise Millot, Nathalie Arthaud accompagnait Éric Pecqueur. Habitant d'Orchies, ce salarié de Toyota conduit la liste Lutte Ouvrière pour la région nord ouest. Comme toujours, LO va aux élections sans illusion de victoire. De plus, ajoute la porte-parole ; « le découpage des circonscriptions n'a aucun sens, et ces élections ne servent à rien. La meilleure preuve en est l'absentéisme des parlementaires européens. Mais puisqu'on nous demande notre avis, il faut le donner et ne surtout pas laisser le monopole de la parole à la droite et à l'extrême-droite. »
Pour Nathalie Arthaud, « l'Europe est acquise aux banquiers », mais reste une belle idée en soi : « Moins il y a de frontières, et mieux c'est pour les salariés. Les travailleurs d'Europe doivent s'unir. Si les travailleurs étaient au pouvoir, l'Europe deviendrait enfin l'Europe sociale, celle qui harmoniserait les acquis, au lieu de diviser. »
G. F.