Sud-Ouest (Charente-Maritime) :  Lutte ouvrière veut poursuivre sa croissance

Après les législatives, les municipales, voici les départementales. Lutte

ouvrière réalise la passe de trois en présentant pour la première fois des candidats à une élection départementale à Rochefort. Il s'agira d'ailleurs du seul binôme de la formation trotskiste représenté dans le département.

Une candidature motivée par les résultats obtenus ici par le parti d'extrême gauche.

« Depuis les élections législatives, on est en progression », observe Frédéric Castello, 65 ans et retraité de l'aéronautique qui forme un duo avec Dominique Remond, 61 ans, technicienne en retraite (1). L'an dernier, la liste ouvrière avait

frôlé la barre des 5 % aux dernières municipales.

Fidèles à ses thèmes de campagne, Lutte ouvrière va de nouveau nationaliser le débat en évoquant « le taux de chômage, le recul du niveau de vie en France, de la santé, des transports ».

« Avant tout, ces élections vont être vues comme un test pour le gouvernement au niveau national, l'enjeu départemental restant secondaire », assure Frédéric Castello. Face à « une droite et une gauche qui proposent les mêmes sacrifices et font la même chose », le parti estime incarner la vraie gauche. Les enjeux locaux ne sont pas absents de la campagne, Lutte ouvrière fustigeant ainsi les 2 millions d'euros « donnés au banquier international Blattner ; propriétaire de SM France », alors que « les bénéfices accumulés depuis 1999 sont laissés à l'actionnaire » et « qu'une première vague de neuf licenciements est annoncée par la direction ».

Le binôme s'affirme aussi contre le péage du viaduc d'Oléron, assimilé « à un retour au temps des rois et de l'octroi. La Révolution de 1789 a aboli cette sélection du droit de passage », martèlent les candidats en ajoutant : « On ne fait pas le tri en fonction du porte-monnaie ».


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