Voix du Nord : Arthaud veut capitaliser sur la mobilisation contre la loi El Khomri
Nathalie Arthaud va mener sa deuxième présidentielle l’an prochain, après avoir recueilli 0,56 % des voix en 2012. Photo sami belloumi
paris
Comme toutes les formations politiques, Lutte ouvrière conduit une caravane sur les routes de France pour aller au contact des électeurs.
Candidate à la présidentielle, Nathalie Arthaud est dans le Nord en cette fin de semaine pour rencontrer ses militants. La porte-parole de LO espère bien profiter de la mobilisation contre la loi travail. « Cette conscience des ouvriers d’avoir à mettre en avant leurs intérêts et à combattre les mensonges patronaux sur la compétitivité, la flexibilité, les licenciements et d’avoir à se battre pour le faire reculer, il faut aussi l’exprimer politiquement », nous confie-t-elle.
Pas question de laisser Jean-Luc Mélenchon tirer la couverture à lui. Le candidat du Parti de gauche est mis, avec tous ses concurrents, dans le même sac. « Ils finiront tous comme Hollande à gouverner pour le grand patronat », balaie cette professeur d’économie, établissant un parallèle avec le gouvernement Tsipras en Grèce.
Pas de compromis
Pas de compromis. Arthaud fustige un gouvernement « déconsidéré » tout autant que l’unité nationale. « Faire l’unité derrière des dirigeants politiques responsables de ce qu’il se passe, c’est se laisser aveugler », explique-t-elle, réclamant l’arrêt des bombardements en Irak et en Syrie.
Elle prend toutefois ses distances avec les sifflets qui ont accueilli Manuel Valls à Nice en début de semaine. « Ma colère contre cette barbarie qui se répand n’est pas la même que celle portée par Marine Le Pen », dit-elle.
L’objectif de cette candidature n’est pas de remporter une quelconque élection mais de témoigner d’une « conscience de classe ». En 2012, elle avait recueilli un peu plus de 202 000 voix soit 0,56 % des suffrages.
M. V.