Adèle Kopff, en lutte face à la résignation
Les 11 et 18 juin, les électeurs de la 1re circonscription de la Drôme choisiront parmi plusieurs prétendants, dont la candidate de Lutte ouvrière. Rencontre avec Adèle Kopff, 38 ans.
Ce n’est pas la première fois que l‘enseignante en mathématiques se présente aux législatives. « Avoir des sièges pour faire entendre notre voix est nécessaire ». Et cela fait des années qu’Adèle Kopff milite dans les rangs du parti Lutte ouvrière : « Ma première manifestation c’était en 1994. Contre le CIP de Balladur. J’avais 16 ans. Vivre un mouvement social est un moment vraiment fort. Surtout qu’on a fait reculer la mesure ! », se souvient-elle.
Toujours révoltée par le monde dans lequel elle vit, Adèle Kopff, croit encore à un changement radical de la société : « La solution serait de renverser l’ordre établi. Le capitalisme, c’est la loi du profit, de la concurrence, c’est une économie qui n’opère pas pour les besoins de la population. L’avenir, c’est la solidarité. Et surtout celle entre les travailleurs car ce sont eux qui font tourner l’économie. » La candidate lutte justement contre leur résignation concrétisée par une adhésion au parti d’extrême droite.
« Je voterai blanc »
Selon elle, ce sont les gouvernements successifs qui ont permis au parti de Marine Le Pen d’arriver, derechef, au 2nd tour de la présidentielle : « Je voterai blanc. Car même si mon opposition est plus acérée contre Le Pen, la politique de Macron sera dans la même lignée que les gouvernements précédents. » Alors, Adèle Kopff précise car, selon elle, il n’y a pas de risque que le parti extrémiste passe au 2nd tour, dimanche. « Notre parti votera blanc mais nous n’appelons pas nos partisans à ce même choix. Nous voulons surtout dissuader les travailleurs de voter pour Le Pen ».