La Voix du Nord :  Lutte ouvrière : « La crise, ce sont les travailleurs qui la paient »

Sandrine Desrayaud (à gauche) et Laure Bourel représenteront Lutte ouvrière sur la 8e circonscription.

La liste Lutte ouvrière sur la 8e circonscription sera représentée par Laure Bourel, déjà candidate en 2012, et Sandrine Desrayaud, également enseignante. C’est un parti des travailleurs que le duo souhaite porter.

8e circonscription.

Ce qui touche aujourd’hui, c’est le discours clair, celui de classes. Quand on parle salaire, emploi, on se comprend.

1-Quels candidats ?

Laure Bourel a 52 ans, est enseignante en lycée professionnel à Lille, mais « milite ici depuis dix-sept ans. » Élue CGT dans son établissement, elle s’est déjà présentée en 2012 dans la 8e circonscription, celle de l’agglo audomaroise, recueillant 543 voix (1,01 %). Elle sera épaulée par Sandrine Desrayaud, 42 ans, enseignante au collège à Grande-Synthe, deuxième mais non élue sur la liste de Jacques Volant aux municipales de Dunkerque en 2007.

2-La campagne

« Elle a démarré il y a bien longtemps », assure la candidate. Avec la distribution plus récemment de tracts sur les marchés, dans les quartiers, mais aussi du côté de la brasserie de Saint-Omer. « Nous prévoyons d’aller à la SICAL (la cartonnerie de Lumbres), Thyssenkrupp (Isbergues), Alphaglass (Arques) ou encore Bonduelle. » Même si cette dernière est dans le Nord, à Renescure, beaucoup de salariés de la circonscription y travaillent. Et les salariés, c’est évidemment le cœur de cible de Lutte ouvrière.

3-L’esprit

« L’objectif est que les travailleurs se regroupent derrière leurs propres revendications. Nous réclamons l’interdiction des licenciements la fin des suppressions de postes. Dans les services publics, comme les hôpitaux, c’est la catastrophe. » Les candidats LO estiment qu’on laisse les manettes « aux gens ivres de profits (…) dans une organisation folle de la société. Et les lois Macron ou El Khomri sont anti-ouvrières. » Laure Bourel refuse tout électoralisme « qui a fait perdre la gauche avec des promesses intenables. » Tout comme le nationalisme que revendiquent en partie les Insoumis. « Ce qui touche aujourd’hui, c’est le discours clair, celui de classes. Quand on parle salaire, emploi, on se comprend. » Et du nationalisme à l’extrême droite, il n’y a qu’un pas : « Tous les partis se disent nationalistes, mais c’est le FN qui engrange les voix, en jouant sur la division des travailleurs, français, étrangers, détachés… Il n’y a que la politique communiste pour lutter contre ces idées. Si les petits artisans avaient plus d’argent, ils pourraient faire davantage travailler les autres. Aujourd’hui, on ne peut pas vivre décemment avec moins de 1 800€. La crise, ce sont les travailleurs qui la paient. »


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